5 890 mineurs ont été placés en garde à vue. On peut désapprouver les blocages et trouver cela anormal.
Cette pétition ne porte pas sur le mouvement lycéen. Elle porte sur la manière dont la République traite des enfants.
Ce que disent les chiffres officiels
Selon le ministère de la Justice, au 8 octobre 2026, 6 877 personnes avaient été placées en garde à vue depuis le début du mouvement lycéen. Parmi elles, 5 890 sont mineures, soit 86 %.
1 923 mineurs sont poursuivis, environ un sur trois. 21 personnes ont été placées en détention provisoire, dont six mineurs.
Ce ne sont pas des estimations militantes. Ce sont les chiffres de la Chancellerie.
Des corps d'adolescents
À Lens, un lycéen de 15 ans a eu la main arrachée par une grenade de désencerclement. À Tours, un autre a perdu un œil. Dans le Val-d'Oise, un garçon de 14 ans a eu la mâchoire fracturée.
Plus de deux cents lycéens ont été blessés. Plus de huit cents policiers et gendarmes l'ont été aussi. Personne ne gagne rien à ce décompte, et c'est précisément pourquoi il faut comprendre ce qui s'est passé.
24 enquêtes de l'IGPN ont été ouvertes. Aucune réponse politique n'a été apportée sur la doctrine employée face à des rassemblements d'adolescents.
La question n'est pas de savoir qui a raison
On peut trouver les blocages irresponsables. On peut soutenir la police. On peut penser que certains lycéens ont franchi la ligne.
Rien de tout cela ne dit comment un État doit se comporter face à des mineurs de 14 ans. C'est cette question-là qui reste sans réponse, et c'est elle que nous posons.
Ce que nous demandons
- Une commission d'enquête parlementaire sur le maintien de l'ordre face à des rassemblements composés majoritairement de mineurs.
- L'interdiction des grenades de désencerclement aux abords des établissements scolaires.
- La publication mensuelle du nombre de mineurs placés en garde à vue lors de manifestations, et des suites judiciaires données.
Pourquoi signer maintenant
Le mouvement s'essouffle. Les 5 890 dossiers, eux, restent ouverts. C'est précisément quand l'actualité retombe que les comptes ne se font plus.
Signer, c'est demander que cette page soit examinée, pas refermée.
