Se déplacer pour aller travailler ne devrait pas coûter un mois de salaire par an.
Le gazole est aujourd'hui à 2,34 € le litre. Pour des millions de Français, ce n'est pas une ligne de budget parmi d'autres : c'est la condition pour aller travailler.
Un pays où la voiture n'est pas un choix
Selon l'INSEE, 72 % des actifs utilisent leur véhicule personnel pour leurs trajets domicile-travail. Dans les zones rurales, cette proportion monte à près de 90 %.
Il ne s'agit pas de confort. Là où il n'y a ni train, ni bus, ni ligne de car, la voiture est le seul moyen d'aller au travail, chez le médecin, à l'école.
Et le prix se paie : 2,2 millions de ménages, soit plus d'un ménage motorisé sur dix, consacrent chaque année plus d'un mois de leurs revenus au seul carburant. Dans les intercommunalités rurales, c'est 13,5 % des ménages.
On nous demande d'attendre une baisse hypothétique
Pendant que les prix s'installent au-dessus de deux euros, la réponse publique se résume à des réunions avec les distributeurs et à des promesses de quelques centimes « pour bientôt ».
Quelques centimes ne couvrent pas un mois de salaire. Et une promesse ne remplit pas un réservoir.
La preuve que c'est possible : 720 000 euros
Le 1er octobre, l'agglomération de Valenciennes a rendu tous ses transports en commun gratuits jusqu'au 31 décembre. Les deux lignes de tramway, tout le réseau de bus, le transport à la demande.
350 000 habitants concernés. Coût de la mesure : 720 000 euros, financés par les collectivités locales, sans un centime de l'État ni de la Région.
Résultat en quelques jours : 15 % de voyageurs supplémentaires dans les transports.
Une agglomération l'a fait, seule, pour le prix d'un rond-point. La question n'est donc plus de savoir si c'est faisable.
Ce que nous demandons
- La gratuité des transports publics locaux dès que le prix des carburants dépasse durablement un seuil d'alerte, avec un fonds d'État pour la financer.
- Un contrôle effectif des marges de raffinage et de distribution, publié mensuellement et accessible à tous.
- Une priorité donnée aux territoires sans alternative : là où 90 % des actifs n'ont que leur voiture, l'aide doit être la plus forte.
Pourquoi signer
Signer, c'est refuser qu'habiter à la campagne devienne une pénalité financière. C'est demander que ce qu'une agglomération a réussi avec 720 000 euros devienne un droit partout en France.
Chaque signature compte. Chaque partage compte.
